Entre Playstation et ennui…

30 septembre 2010

Tous les soirs, Aulas la gagne. Sur la Playstation.

On continue le traitement de l’actualité de notre chère Ligue 1 à travers deux évènements représentatifs. Cette semaine, on notera le spectacle désastreux entre Bordelais et Ceannais. Tout ca pendant que Jean-Michel Aulas nous dévoile son passé de Geek endurci. Retour sur un week-end de foot en France.

Chapitre 3 : On paie pour voir ca?

Cette 7ème journée de Ligue 1 comprenait un match entre deux équipes au profil différent, tout comme le classement. Caen, sur une bonne dynamique recevait les Girondins de Bordeaux, tout juste rétabli d’un très mauvais début de championnat. L’occasion donc d’assister à un match au cours duquel (enfin le pensait-on) les deux équipes aurait à cœur de marquer des points importants et d’affirmer un peu plus leurs ambitions. Si Caen savoure sa place au classement, ce match était l’occasion parfaite de montrer qu’ils ne voulaient pas faire de figuration dans ce championnat. Le promu pouvait montrer aux observateurs qu’il ne s’agissait non pas d’un hasard s’il figurait dans les 5 premiers mais bien à une dynamique retrouvée. Et bah non. En face, Les Marines et Blancs qui se devaient de faire un résultat en terres normandes afin de recoller avec les autres Gros qui commencent à retrouver leur niveau (je ne parle évidemment pas de Lyon, 18ème). Mais comme souvent dans ce cas, on assista à un match fermé où les seules prises de risques furent de savoir si on dégageait en touche plutôt qu’en corner. Il est bien loin le temps où Caen ridiculisait les Girondins 5 buts à 0, provoquant la colère de Jurietti. Des joueurs crispés, des formations peu entreprenantes, des occasions inexistantes, ce match ne restera pas dans les annales. Alors pourquoi consacrer un chapitre à ce match? Tout simplement car ce ne sera sans doute pas le dernier match de ce type dans cette saison. Il restera donc comme un symbole de notre Ligue 1, en espérant que ce sera le dernier.

Chapitre 4 : Plaie-Station

Jean-Michel Aulas, lors de la défaite de Lyon contre Saint-Etienne : « Nous jouons la Ligue des Champions alors que les Stéphanois, eux, ils la jouent sur Playstation ». Ces mots, prononcés par le président Lyonnais aux supporters réclamant la démission de Claude Puel ont fait parler. En mettant de l’huile sur le feu dans les relations entre les deux clubs, Jean-Michel Aulas fait encore part de sa maitrise de la communication. En ammenant le problème sur un autre sujet il arrive à faire oublier (quoique…) aux supporters que les Lyonnais réalisent leur pire départ depuis longtemps. 18ème après 7 journées, les Gones ont du souci à se faire. Mais loin de paniquer, le président Lyonnais préfère faire parler les bons mots. Acclamé à sa sortie du stade, Aulas a, semble-t-il réussi son coup. En adoptant l’attitude d’un supporter de base, il fait mine de se mettre à la place des Ultras Lyonnais. Pourtant, cet homme d’affaires redoutable est loin de partager les idées de ses supporters. Alors que la majorité ne veut plus de Puel, lui continue à croire en son entraîneur.  Et le plus étrange dans ce climat de crise à Lyon c’est que le populisme semble fonctionner. Car, actuellement, JMA est le seul en qui le public croit encore…


Sainté..tique! (Sainte éthique)

21 septembre 2010

C'est lorsque Payet pose avec Valbuena que l'on voit qu'il a grandi.

Nouvelle rubrique : chaque semaine, l’actualité de la Ligue 1 sera décryptée et analysée à travers deux évènements. Le tout, sous la forme de chapitre retracera le roman de la saison.

Chapitre 1 : Sainté retrouve le strass…et les Payet!

C’est véritablement la nouvelle de ce début de saison. Tout le monde en parle, partout. Les Verts ont retrouvé pour la première fois depuis 28 ans la tête de l’élite. C’est tout un peuple qui soutient son équipe. Avec une équipe jeune et prometteuse, les Stéphanois peuvent se permettre de rêver à un autre dénouement qu’une vulgaire 17ème place. Emmenés par un Dimitri Payet de classe internationale, meilleur buteur de Ligue 1, Saint-Etienne est éblouissant de facilité. Et de réussite. Alors que tout leur sourit, on a même vu Laurent Blanc s’inviter dans les vestiaires Stéphanois après leur belle victoire contre Montpellier. On retiendra la poignée de main entre le sélectionneur et Payet, qui ne devrait pas tarder à porter le maillot bleu. D’autant qu’il semble régner un climat serein à Geoffroy Guichard. Car peu de moyens ne riment pas forcément avec peu de résultats. Rivière, Battles, Matuidi et autres ne sont pas des stars mais bel et bien des jouers talentueux et rigoureux. La direction du club semble maintenant saine et on ne peut donc qu’espérer un avenir radieux du côté de Saint-Etienne. Ces images sont agréables, car après s’être lamentés sur le foot business, Sainté tranche avec cette image. Comme quoi le village de valeureux et irréductibles ne se trouvent pas forcément en Bretagne…

Chapitre 2 : Jouer sur la moquette, ca paye?

On reste du côté de la Bretagne avec, pour la première fois en Ligue 1, une équipe qui joue sur une pelouse synthétique. Il s’agit de Lorient, mais ce n’est pas la seule, puisque Nancy a également mis en place un terrain artificiel dans son stade. C’est donc désormais sur une “moquette” que ces deux équipes jouent leur matchs à domicile. A l’annonce de ces mesures, les différents observateurs avaient redoutés que les visiteurs ne soient floués en jouant contre ces équipes, chez elles, car elles auraient plus de repères sur le terrain que les adversaires. Des propos pas dénués de sens, que l’on partageraient volontiers si Lorient et Nancy n’occupaient pas la 15ème et 16ème place au terme des 6 premières journées. Et lorsque l’on regarde de plus près le classement, on s’apercoit qu’en ne tenant compte que des matchs à domicile, Nancy serait…dernier. Un constat qui se passe de commentaires. Pas pour les présidents de ces deux clubs qui gardent le sentiment que cela pourra être payant. Et oui, car en Bretagne, il pleut et en Lorraine, il neige. Les terrains ne vont donc pas être injouables l’hiver venu.  C’est l’argument principal pour ces deux clubs qui ne veulent pas avoir des matchs tous les 3 jours en fin de saison. D’autant plus que Lorient et Nancy jouent la Ligue des Champions l’Europa Ligue la Coupe de la Ligue… Cela valaît-il le coup? Mais le plus important dans l’histoire, ce sont les joueurs. Si Jérémy Morel, le capitaine lorientais,  prévoit un temps d’adaptation pour son équipe, les autres se posent des questions. “C’est bizarre. Ça fuse alors qu’on dirait que cela ne va pas le faire. Le terrain n’est pas glissant mais le ballon prend de la vitesse alors qu’on ne s’y attend pas,” s’exclame Julien Féret, joueur nancéen. Il faudra donc du temps pour s’habituer à cette nouvelle surface pour les joueurs. Compliqué, surtout pour ceux qui auront seulement quelques jours pour s’y faire.


Beau jeu, Blanc comme neige, Faux départ

13 septembre 2010

Afin de continuer les titres d’articles qui vont par 3, nous allons parler du jeu à l’espagnole, de Laurent Blanc et du départ en “fanfare” du Gros 4 Francais. Tout un programme.

 

L’Espagne joue-t-elle de la même facon que le Barca. Aïe, supporter madrilène (toi aussi t’as acheté le maillot de Figo quand t’avais 10 piges de moins?) tu te crispes. Tu te dis que nan, ce n’est pas possible, l”équipe nationale espagnole ne peut pas jouer avec l’idéologie d’un club qui ne se définit pas comme à proprement parler espagnol mais bel et bien catalan. Nan, l’équipe du Grand Iker ne peut pas ressembler à ce point à la maison Blaugrana. Et Iniesta il joue à Porstmouth? Avec une équipe composée à près de 50% de Barcelonais (dont une partie formée au club), la Roja est l’image de ce qu’il se fait en mieux en football : le FC Barcelone.

C’est assez rare dans l’histoire de retrouver une telle ressemblance entre un club et une équipe nationale. Jeu en passes courtes répétées, mouvement perpétuel, possession qui tourne autour de 60%, c’est à se demander si Vicente Del Bosque n’est pas le frère caché de Johan Cruyff.  Manquerait plus que Villa signe au Barca…(Quoi comment ca il y est déja?). On se réjouit quand même de trouver des joueurs d’importance du onze type de la Roja qui n’ont jamais porté les couleurs du Barca : Casillas, Sergio Ramos, Fabregas. Bon en fait y en a pas tant que ca, mais est-ce vaiment un problème?

Pour rester dans la ressemblance entre équipe nationale et club, voici vraisemblablement la composition de l’Equipe de France de Laurent Blanc contre la Roumanie :   Ramé-Chalmé-Ciani-Planus-Trémoulinas-A.Diarra-Gourcuff-Bellion-Gouffran-Saivet-Obertan       Une belle preuve d’ouverture, Blanc a pris Gourcuff. Plus sérieusement, on se demande de plus en plus à quoi va ressembler l’EDF dans quelques mois. Parce que après deux défaites contre la Biélorussie et la Norvège, la France inquiétait. Une victoire en Bosnie et tout repart? On attend beaucoup de Lolo Blanc mais est-il si talentueux que ca? Est-il à même de gérer la pression qui entoure le poste de sélectionneur national? Evidemment, il n’est pas d’actualité de remplacer Blanc mais je pense qu’il faut modérer ses attentes quant aux résulats de l’EDF pour les mois à venir.

Pour finir, un mot du “Gros 4″ en Ligue 1. Non, Loïc, je ne parle pas des 4 clubs bretons qui évoluent en Ligue 1 cette saison. Non, je parle bien de Paris, Marseille, Lyon et Montpellier  Bordeaux. A l’heure ou j’écris ces lignes, ces quatre équipes ont effectué un début de saison bien pourri. Donc oui, on peut s’attendre à voir Lille champion cette année. Et si l’effectif lyonnais impressionne, les autres restent bien pâles. Rémy est donc l’attaquant de classe internationale promis aux supporters phocéens, le PSG recrute Néné et devient le Paris Sein Germain et Bordeaux achète des joueurs qui ont des noms explicites. Pas con comme moyen de faire comprendre aux supporters que cette année sera dure.   Sans dèc, faites nous rêver bordel!


Sarko, Nico, Fiasco

28 juin 2010

Bon, on ne va pas revenir sur le petit séjour des Bleus en Afrique du Sud, on a tout entendu et à vrai dire, on n’en peut plus. Nan, parce que 23 mecs qui se rendent en Afrique pour se foutre sur la gueule, refuser de s’entraîner et devenir la risée du monde entier, on aurait pu s’en passer. Surtout que maintenant, on se tape des Uruguay-Corée du Sud où on se dit que le bruit des Vuvuzelas, c’est ptet mieux que les commentaires de Gravelaine.

Revenons en France. Sarko recoit Henry, Bachelot se la joue sauveuse du foot francais et la FIFA pourrait sévir pour intrusion de l’Etat dans les affaires footballistiques de la Fédé. On croit réver. En effet, la récupération politique n’a jamais été si bien démontrée. La France serait donc tellement liée au football que la remise à niveau de l’Equipe de France fait plus parler que la réforme des retraites. Mascarade. Dans cette bulle de déclarations plus subjectives les unes que les autres, une seule à retenu mon attention. Frédéric Mitterrand (et oui!) a déclaré sur un plateau d’émission que lorsque la classe politique s’était réjouie du fameux Black-Blanc-Beur en 1998 en déclarant qu’il s’agissait du résultat d’une politique Francaise, cela était faux. Et maintenant que ca va mal (euphémisme?), on voudrait nous faire croire que c’est ce qu’on ne veut pas pour nos nouvelles générations. Frédéric Mitterrand a très bien résumé en déclarant que dans les deux cas, ce n’est pas vrai. Encore une fois, les politiques nous offrent le jeu de la récupération. De vrais Toulalans ceux-là.

Alors, si on peut penser que la politique attache trop d’importance au football, et c’est mon cas, il est vrai que les problèmes sont tellement importants qu’ils pourraient nuire à l’image de la France à l’étranger. Mais la vraie question est plutôt celle-ci : c’est si important que ca d’avoir une bonne image de nous ailleurs dans le monde?

Thomas Bonnet.


La Crise, le Foot, la France

10 mai 2010

“La France a mal à son foot”, “Les Bleus moins soutenus qu’avant”, “Des joueurs trop payés”.

Ces phrases sont monnaie courante dans les médias en ce moment. En effet, la France traverse actuellement une grave crise identitaire et les premiers à en payer le prix sont les footballeurs. Retour sur un phénomène grandissant et éloquent.

Quand Nicolas Sarkozy pointe du doigt les salaires mirobolants des footballeurs, c’est la marque d’une (r)évolution des moeurs en ce qui concerne le football. Les footballeurs, stigmatisés, sont désormais considérés comme en partie responsables de la grave crise économique que nous traversons en ce moment. Alors,  Henry/Kerviel même combat? Le point de départ de cette mise en avant des salaires des footballeurs n’est pas nouvelle. Mais c’est sans doute la première fois que des décisions pourraient être prises au niveau national, voire international.

Car outre les millions accumulés par les joueurs exhilés en Angleterre et en Espagne, par exemple, c’est désormais les joueurs du Championnat de France qui agacent. C’est vrai quoi, comment se fait-il que Mavuba gagne plus que le chef d’entreprise du coin? Dans une période compliquée, les gens n’acceptent plus la richesse exhubérante des footeux.

Et c’est sans doute là le point le plus intéressant. En effet, d’un point de vue psychologique, on imagine très bien la colère d’un cadre ultra diplomé quand il voit la fiche de paye d’un Mathieu Valbuena, par exemple. Les footballeurs sont ainsi, rabaissés et il n’est pas rare d’entendre des remarques du style “100 000 euros par mois pour taper dans un ballon, c’est trop”. Derrière ces remarques réductrices, se cache en réalité un sentiment plus profond : la déception.

Car si ces remarques sont plétaure en ce moment ce n’est pas seulement à cause de la crise économique. C’est aussi et surtout dû à la crise du Footaball Francais :  désammour de Domenech, Ribéry et l’affaire Zahia, la main de Thierry Henry sont autant de dossiers plus épineux les uns que les autres dont la FFF se serait volontairement passées. Car il faut se l’avouer,  on a connu période plus glorieuse pour le foot francais.

Le Foot, ce sport populaire, secteur d’emploi pour les jeunes des quartiers serait-il devenu un sport de bourges pour les bourges? Les droits télés, par exemple : Canal+ et Orange se partagent la diffusion des matchs de Ligue 1. Alors, si on veut voir tous les matchs du week-end, c’est près de 70 euros. Pas cool. Et puis, le foot devient violent à en croire les politiques, à l’affut de chaque évènement tragique afin de montrer sa démagogie.

Cette vision des choses est tout à fait compréhensible mais elle n’est pas aboutie.

Le fameux transfert de Ronaldo au Real, par exemple, a beaucoup fait jasé dans la planète médias. Mais les gens savent-ils qu’il ne s’agit là que du reflet ostentatoire de la loi du marché capitaliste qui régit notre société? Les gens savent-ils que Ronaldo n’a touché aucune part des 94 Millions? Les gens savent-ils que ce genre de transaction serait impossible en France? Les gens savent-ils que cet achat est rentabilisé en moins d’un mois grace à la vente de produits dérivés? Pas sûr..

On préfère l’évènement, et on suit volontiers les politiques qui ont trouvé dans les footballeurs les parfaits coupables pendant que des hommes d’affaires s’en mettent plein les poches en cette période de crise.

Et si la France était championne du Monde, les gens diraient-ils encore que les footballeurs sont trop payés, ou applaudirais-t-il les Gourcuff, Benzema ou autre Malouda?

Et le sentiment nationaliste, volontairement exarcébé par la classe politique et son débat sur l’identité nationale, serait-il en train de tuer les Bleus? Supporter l’Equipe de France, c’est supporter la France et donc se “sentir” Francais? Mais comment supporter des gars qui ne nous ressemblent plus, qui sont 1000 fois plus payés que la plupart de la population?

Toutes ces questions démontrent parfaitement le fossé qui se creuse un peu plus chaque jour entre supporters et footballeurs et on ne peut qu’espérer un renouveau.

Thomas Bonnet.


Sans surprise

18 décembre 2009

Alors que Bordeaux s’envole en tête du championnat, que Lyon retrouve la victoire et que Marseille revient bien, se déroulait ce vendredi 18 décembre deux évènements importants pour le foot Francais.

Le dénouement de “l’affaire Domenech”. Beaucoup de bruit pour rien. Domenech reste en poste et Escalettes annonce “l’union sacrée” derrière le sélectionneur.
Alors qu’aura apporter cette histoire à la situation de l’équipe de France? Pas grand chose, si ce n’est une fragilité déja bien présente dans l’entourage du sélectionneur. Guy Chambili a raté son coup et ne sera pas le héros des “Anti-Domenech”.
Dans le même temps, se déroulait les tirages au sort de la Ligue des Champions et de l’Europa League.
En huitièmes, Lyon rencontrera le Real Madrid alors que Bordeaux affrontera les Grecs de l’Olympiakos. Tirage plutôt clément, donc, pour les Girondins alors que les Lyonnais auront la tâche plus délicate. Enfin, Marseille jouera le FC Copenhague et Lille les Turcs de Fenerbahce.
On peut donc se laisser aller à espérer des bonnes “perfs” Francaises. Ca contrasterait avec les manoeuvres au sein d’une FFF qui semble de plus en plus incompétente.

PS : Je recherche un supporter Parisien pour une future chronique “Rencontres avec les supporters”.


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