On continue le traitement de l’actualité de notre chère Ligue 1 à travers deux évènements représentatifs. Cette semaine, on notera le spectacle désastreux entre Bordelais et Ceannais. Tout ca pendant que Jean-Michel Aulas nous dévoile son passé de Geek endurci. Retour sur un week-end de foot en France.
Chapitre 3 : On paie pour voir ca?
Cette 7ème journée de Ligue 1 comprenait un match entre deux équipes au profil différent, tout comme le classement. Caen, sur une bonne dynamique recevait les Girondins de Bordeaux, tout juste rétabli d’un très mauvais début de championnat. L’occasion donc d’assister à un match au cours duquel (enfin le pensait-on) les deux équipes aurait à cœur de marquer des points importants et d’affirmer un peu plus leurs ambitions. Si Caen savoure sa place au classement, ce match était l’occasion parfaite de montrer qu’ils ne voulaient pas faire de figuration dans ce championnat. Le promu pouvait montrer aux observateurs qu’il ne s’agissait non pas d’un hasard s’il figurait dans les 5 premiers mais bien à une dynamique retrouvée. Et bah non. En face, Les Marines et Blancs qui se devaient de faire un résultat en terres normandes afin de recoller avec les autres Gros qui commencent à retrouver leur niveau (je ne parle évidemment pas de Lyon, 18ème). Mais comme souvent dans ce cas, on assista à un match fermé où les seules prises de risques furent de savoir si on dégageait en touche plutôt qu’en corner. Il est bien loin le temps où Caen ridiculisait les Girondins 5 buts à 0, provoquant la colère de Jurietti. Des joueurs crispés, des formations peu entreprenantes, des occasions inexistantes, ce match ne restera pas dans les annales. Alors pourquoi consacrer un chapitre à ce match? Tout simplement car ce ne sera sans doute pas le dernier match de ce type dans cette saison. Il restera donc comme un symbole de notre Ligue 1, en espérant que ce sera le dernier.
Chapitre 4 : Plaie-Station
Jean-Michel Aulas, lors de la défaite de Lyon contre Saint-Etienne : « Nous jouons la Ligue des Champions alors que les Stéphanois, eux, ils la jouent sur Playstation ». Ces mots, prononcés par le président Lyonnais aux supporters réclamant la démission de Claude Puel ont fait parler. En mettant de l’huile sur le feu dans les relations entre les deux clubs, Jean-Michel Aulas fait encore part de sa maitrise de la communication. En ammenant le problème sur un autre sujet il arrive à faire oublier (quoique…) aux supporters que les Lyonnais réalisent leur pire départ depuis longtemps. 18ème après 7 journées, les Gones ont du souci à se faire. Mais loin de paniquer, le président Lyonnais préfère faire parler les bons mots. Acclamé à sa sortie du stade, Aulas a, semble-t-il réussi son coup. En adoptant l’attitude d’un supporter de base, il fait mine de se mettre à la place des Ultras Lyonnais. Pourtant, cet homme d’affaires redoutable est loin de partager les idées de ses supporters. Alors que la majorité ne veut plus de Puel, lui continue à croire en son entraîneur. Et le plus étrange dans ce climat de crise à Lyon c’est que le populisme semble fonctionner. Car, actuellement, JMA est le seul en qui le public croit encore…

Publié par Thomas Bonnet 